5 raisons de refuser l’offre de SFR-Numericable par Bouygues Telecom

Mardi soir, le conseil d’administration de Bouygues a rejeté sans sourciller l’offre de Patrick Drahi élevée à 10 milliards d’Euro. Martin Bouygues est revenu sur ce refus ce matin sur RTL au micro de Jean-Michel Aphatie alors qu’il ne fait que très très rarement des interventions aussi bien à la radio qu’à la télé.

La viabilité de Bouygues Telecom

Martin Bouygues a bien annoncé que son entreprise était actuellement en forte reconquête du marché aussi bien sur le fixe que sur le mobile. En effet, d’un côté son offre Bbox à 19,99€/mois est actuellement sans concurrence sur le marché tellement le prix est bas, la concurrence a du mal à suivre cette politique de prix. Et du côté du mobile, Bouygues Telecom est dans la course du meilleur réseau 4G avec des offres exceptionnelles régulières pour ses abonnées en leur mettant à disposition un réseau de qualité.

Des doutes sur la solidité de l’offre de Patrick Drahi

Martin Bouygues a dans un second temps abordé ses doutes quant à la viabilité et la solidité de l’offre de SFR-Numericable. Une somme de 10 milliards d’Euros, avec un emprunt à la banque BNP-Paribas depuis une entreprise ayant déjà une dette de plus de 32 milliards ne donne pas les signes les plus positifs pour proposer une telle offre de rachat.

De plus l’autorité de concurrence n’allait pas laisser se passer la transaction sans rien dire.

L’Autorité de la concurrence a son mot à dire

Repassé de 4 à 3 opérateurs ne se fera pas sans un accord préalable de l’Autorité de la concurrence qui accepterait une transaction de ce type en y imposant certains “remèdes” (permettant d’éviter une situation d’oligopole).

Ainsi la procédure de rachat aurait été longue et fastidieuse et aurait été en plus à 100% assumé par Bouygues.

Un impact sur l’emploi

Martin Bouygues a également souligné le fait que son entreprise a mis sur pieds ces deux dernières années un nouveau projet d’entreprise dont les salariés ont fortement participé en investissement et en sacrifice. Ainsi revendre maintenant l’entreprise ne correspond pas du tout aux objectifs stratégiques du groupe.

Les réticences du gouvernement

Manuel Vals et Emmanuel Macron avaient dès la parution de l’offre de Patrick Drahi émient leur réticences en rappelant que la priorité était à l’emploi et au niveau des prix et q’ils avaient des doutes sur l’aboutissement d’un tel rachat.

De son côté, Martin Bouygues a affirmé qu’il n’y avait eu aucune pression politique dans la décision du conseil malgré que la marché public du groupe Bouygues représente près de 2/3 du chiffre d’affaire du groupe.

 

Publié par

Benjamin Rhéaume

Benjamin Rhéaume

Passionné depuis toujours par les nouvelles technologies, je souhaite partager mon expérience utilisateur et conseiller au mieux.

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